les CGT

Christine « L’Ugict est indispensable, nécessaire et spécifique »

À 52 ans, Christine est une femme pétillante, épanouie dans sa vie militante comme dans sa vie professionnelle. Elle est éducatrice spécialisée, dans le Gard, dans un centre d’accueil et d’hébergement de familles en difficultés.

Un métier qu’elle aime, qui façonne son quotidien « on se sent actif, c’est très important ». Elle parle avec enthousiasme du travail d’équipe, indispensable à son accomplissement professionnel, « s’il n’y avait pas mes collègues ce serait dur ».

Si Christine a une longue histoire avec la CGT, ce n’était pourtant pas gagné d’avance.

Jeune professionnelle, elle entre en contact avec la CGT à l’occasion d’une réunion d’information syndicale dans son établissement. D’abord réticente face l’image d’un syndicat trop revendicatif, elle saute, cependant, le pas : « je me suis rendue compte de la force qui se dégage du syndicat ».

Après des premiers pas hésitants, elle s’affirme et devient une militante active, « aujourd’hui dans mon syndicat on pèse vraiment dans le rapport de force ». Elle est aussi membre de la commission de l’Ugict et du collectif « professionnels du travail social ».

Sa vie militante ne s’arrête pas là puisqu’elle participe à une librairie indépendante, « la bataille des idées commence par la bataille des livres ». Elle anime un des « repères », lieux de réflexions autour de « Là-bas si j’y suis » émission de France Inter où elle reçoit des d’invités pour échanger et débattre.

Christine court après le temps. Elle avoue des difficultés à équilibrer sa vie professionnelle, le militantisme et sa vie privée, mais « le jeu en vaut la chandelle ».

Elle estime qu’elle a un message à faire passer aux jeunes qui ont du mal à franchir le pas du militantisme « s’engager peut faire peur, mais les vies militantes sont riches, épanouissantes et pleines de belles rencontres ».