les CGT

Gentiane « L’Ugict, c’est un outil de travail »


Technicienne de laboratoire dans un centre de recherche de la chimie à Aubervilliers, Gentiane 43 ans, est mère d’un enfant de 11 ans. Avec son caractère rebelle, sa haine de l’injustice insupporte, elle se tourne souvent vers les plus démunis. Elle habite au nord de la région parisienne.

Elle assure avec bonheur le côté technique de son métier jusqu’à l’exploitation des résultats des travaux car dans le fonctionnement du labo, la dimension collective reste importante ce qu’elle apprécie par-dessus tout.
C’est dans le cadre de son travail qu’elle rencontre trois militantes Cgt. Toutes des références professionnelles avec des qualités humaines, et une cohérence politique et revendicative : « elles m’ont convaincue de l’intérêt d’adhérer à la CGT et m’ont donné envie de m’investir pour le syndicat ».

Quand elle a adhéré à la CGT, en 1995, elle a été proposée pour être élue du personnel. Elle s’est investie d’abord en local en prenant le temps de se former. Puis elle devient secrétaire du comité d’entreprise jusqu’à obtenir un mandat national et passer déléguée syndicale centrale, « évoluer dans ces structures et avoir ces responsabilités m’a donné envie de m’investir encore plus et de poursuivre mon chemin dans le syndicalisme. »
Elle se retrouve ainsi dans un collectif où chacun a sa place et exprime ses idées « les débats étaient très intéressants».
Cependant, le responsable de la politique financière de l’entreprise fait obstacle à leurs revendications : « Pour arriver à le convaincre, il fallait travailler les arguments, ce fut une très bonne école pour porter les arguments du collectif » affirme Gentiane.

Dans le domaine professionnel, elle assume le choix de s’investir dans le syndicalisme et reçoit le soutien de ses collègues. « Le militantisme, c’est une philosophie de vie ».
Quand elle a besoin de prendre du recul sur sa vie militante, Gentiane s’enferme dans sa cuisine pour créer des petits plats.